Posté le 30 janvier 2019 - Devenir consultant

Comment fixer sa rémunération ? Telle est la question. Parmi les questions essentielles et récurrentes, que se pose tout freelance on retrouve régulièrement : comment facturer ma prestation? quel tarif  dois je donner à mes clients? à l’heure, à la journée ? Quel TJM ?… Autant d’interrogations auxquelles nous vous proposons d’apporter quelques éléments de réflexion qui vous permettront d’évaluer de façon la plus objective possible votre tarif freelance et par conséquent votre rémunération et vos revenus.

Le tarif idéal pour un freelance indépendant se trouve au coeur de ses besoins, de son offre, et du marché.

 

TJM ou THM ?

Alors que le salarié pense ses revenus en salaire brut et net, le freelance, lui, doit d’abord penser en chiffre d’affaires et facturation clients, avant de d’obtenir un salaire et cette transition peut parfois s’avérer délicate. Pour définir une rémunération de base sur laquelle vous souhaitez vous positionner, il existe plusieurs façons d’aborder la question pour pouvoir appréhender le sujet plus sereinement, notamment lorsque vous serez en pleine négociation avec vos futurs clients.

Commençons déjà par poser les bases. Quelle différence entre THM -taux horaire moyen et TJM -taux journalier moyen ?

Le THM : détermine le montant que vous souhaitez gagner par heures effectuées, il est surtout utilisé pour des prestations ponctuelles (prestation de formation, ou profil d’expert) de quelques heures par semaine par exemple. On l’établit d’après le nombre d’heures nécessaires à la réalisation d’une mission.

Le taux journalier moyen (TJM) correspond au montant de facturation à la journée. Dans ce cas, vous ne comptez pas en nombre d’heures, mais en plage de travail de 7 heures, où vous travaillez pour le client. Une précision, sachez que dans les deux cas, le temps passé à préparer la prestation ou avant vente (la prospection, la comptabilité l’administratif, la communication…) ne pourra pas être facturé.

Si vous souhaitez vous dégager de toute contrainte administrative et vous concentrer sur vos fonctions métier, le portage salarial est une bonne solution. De plus en plus d’indépendant y ont recours car ce système, reconnu par le droit du travail, préserve l’autonomie du freelance, tout en lui apportant une couverture sociale et tous les avantages du salariat. Le freelance a un statut de salarié auprès de la société de portage, perçoit ses revenus sous forme de salaire, calculé à partir du montant de la facturation mensuelle des missions effectuées chez ses clients, déduction faite de la commission de la société et des cotisations sociales.

Une première approche pour calculer votre TJM

Certains freelances se basent sur le salaire brut mensuel ou annuel qu’il percevaient dans leur « ancienne vie professionnelle ». En partant du salaire mensuel moyen d’un cadre français de 4000 euros brut (source APEC), nous vous proposons d’effectuer le calcul suivant :

  • Salaire brut mensuel: 4000 €
  • Frais de fonctionnement (+15%) : 4 600 €
  • Charges patronales statut cadre (x 1.50): 2667 €
  • Soit un C.A. de : 7267 €
  • Base 19 jours en moyenne travaillés par mois(soit 228 jours par an déduction des 5 Semaines de congés payés et des 5/7 jours fériés)
  • Taux journalier plancher : (7267 / 19) = 382,5 € HT par jour

Cette méthode de calcul est utilisée pour déterminer le prix de base d’une mission dans un contexte idéal d’un contrat à l’année, à plein temps. Rappelez -vous toutefois qu’un freelance peut ne pas travailler tous les jours. Des périodes d’inactivités auront forcément un impact sur le salaire en fin de mois.Vous pouvez tenir compte de ces périodes d’inactivités en prévoyant moins de jour à l’année facturés. Par exemple un formateur facturera environ un mi-temps, pour le même revenu brut mensuel de 4000 € on aura le calcul suivant :

  • Salaire brut mensuel: 4000 €
  • Frais de fonctionnement (+15%) : 4 600 €
  • Charges patronales statut cadre (x 1.50): 2667 €
  • Soit un C.A. de : 7267 €
  • Base 10 jours en moyenne travaillés par mois(équivaut à une facturation de 110 jours à l’année)
  • Taux journalier plancher : (7267 / 10) = 726,7 € HT par jour

Enfin, il faut prendre en compte deux autres paramètres importants :

  • la négociation du contrat avec le client : prévoyez toujours une marge de négociation, pour ne pas vous retrouver toujours en dessous du TJM souhaité,
  • l’état du marché sur votre secteur d’activité : il existe de nombreuse source sur le web qui vont vous aider à réaliser des simulations de votre TJM,

Vous pouvez également nous  demander une simulation personnalisée et précise de votre TJM ou de votre salaire brut :

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Quel tarif votre client est-il prêt à consentir ?

Les phases de préparation et de découverte de votre client sont déterminantes pour une bonne compréhension de ses besoins, ses enjeux et ses motivations. Un travail en amont avec la réalisation d’un business plan notamment, vous permettra de consolider, de professionnaliser votre démarche et de préparer votre argumentaire prix. Dans la relation avec votre client, nous sommes dans le domaine du subjectif. Il est important de l’inciter à exprimer ses problématiques, le type de compétence qu’il recherche et le budget qu’il souhaite allouer. Le tarif d’une mission peut varier selon le contexte (mission en sous-traitance ou direct), le statut du client (collectivité, institution, entreprise privée…) et de la valeur ajoutée qu’il juge que vous êtes en mesure de lui apporter.

Mais attention, le tarif d’un freelance, c’est aussi prendre en compte ce que le client ne voit pas, comme les tâches réalisées en dehors du temps facturé, les frais (mission et fonctionnement), les tâches qui ne génèrent pas directement du CA, la marge … un fois le contrat signé on ne peut plus revenir en arrière !

Les TJM pratiqués sur le marché

Afin d’établir un TJM, il est préconisé de réaliser un comparatif des prix du marché. Dans un premier temps, n’hésitez pas à demander conseil auprès de freelances expérimentés. Cette démarche combine l’avantage de vous apporter un retour d’expérience et de vous faire entrer dans une logique de réseau qui peut s’avérer profitable à moyen terme : un confrère pourra éventuellement vous coopter ou vous orienter sur des missions.

La consultation de différents sites internet, forums et blogs professionnels comme hopwork,  les réseaux sociaux  : (Linkedin, Twitter…) sont également de précieuses sources d’informations. Vous aurez ainsi accès à des CVthèques et aux offres de missions freelance qui vous permettront de vous faire une idée plus objective des pratiques dans le secteur d’activité qui vous concerne.

Enfin l’utilisation d’un simulateur est aussi un bon moyen pour vous donner une idée de votre taux journalier moyen -TJM, en se basant sur une estimation de votre chiffre d’affaires. Vous trouverez sur internet des simulateurs vous permettant de calculer vos charges et même pour certains, une estimation de vos impôts! Si vous êtes intéressé par le portage salarial, nous vous proposons le simulateur de salaire de 2i Portage qui prend en compte le montant de vos frais de gestion.

 

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