Posté le 10 mai 2021 - Nos engagements

Parce que dans notre monde actuel, il est pour nous indispensable d’être responsable, découvrez dans cet article l’association Cartable & Sparadrap et le partenariat que nous avons mis en place pour la soutenir.

Carole, Margaux & Léa, de la Team RSE ont rencontré Frédérique Testa, elle-même enseignante et Directrice depuis 3 ans de l’E.E.A.H (Ecole des Enfants et Adolescents Hospitalisés) pour le compte de laquelle œuvre l’Association Cartable et Sparadrap.

Carole : Frédérique, pouvez-vous présenter en quelques mots Cartable & Sparadrap ?

Avant toute chose il est important de rappeler qu’en France, les enfants et adolescents atteints de troubles de santé, hospitalisés, en convalescence ou en hospitalisation à domicile ont le droit de poursuivre son éduction. C’est inscrit dans la loi.

C’est pourquoi de nombreux établissements hospitaliers disposent en leur sein d’une école.

Notre association Cartable et Sparadrap est depuis 2006 le principal partenaire de l’École des Enfants et Adolescents Hospitalisés (EEAH) du CHU de Toulouse Purpan.

Léa : Quelle est la mission de l’association ?

Tout simplement de faire respecter le droit à l’éducation des enfants et adolescents dont l’état de santé les prive.

Mais aussi de lui permettre de garder ou de retrouver son statut d’élève, de maintenir le lien social avec l’établissement d’origine, ses camarades de classe et de préparer sa réinsertion scolaire.

Léa : Un beau programme ! Mais comment faire école sans professeur ?

C’est effectivement compliqué ! C’est pourquoi vingt-quatre enseignants sont actuellement missionnés par le Ministère de l’Education Nationale. Ces enseignants aident les enfants à continuer leur scolarité en liaison avec leur école, collège ou lycée.

Avec l’accord des médecins, cet enseignement – presque toujours individualisé – s’effectue au chevet de l’enfant malade ou bien dans une salle de classe de l’hôpital. S’il doit rester en convalescence à son domicile pour une durée égale ou supérieure à 15 jours, un enseignant pourra même assurer son suivi scolaire à la maison.

Léa : On parle ici d’enfants de quel âge ?

D’enfants et adolescents de tous âges !

En France l’accès à l’école se fait à partir de 3 ans. L’Éducation Nationale met donc à la disposition du jeune patient des professeurs des écoles spécialisés pour le premier degré (de la grande section maternelle au CM2), ainsi que des professeurs certifiés ou agrégés spécialisés pour le secondaire (de la 6ème à la Terminale). Les matières privilégiées sont le français, les mathématiques, la physique, l’histoire, la géographie, l’anglais et l’espagnol.

 

Margaux : Et quand vient l’heure de passer son BAC ?

Eh bien ça s’organise sans problème ! Notre association est certifiée Centre d’Examen. On met à disposition toute la logistique nécessaire pour que les adolescents puissent passer leurs diplômes, qu’il s’agisse du Brevet, du Baccalauréat, du BEP ou même du CAP….

Margaux : Combien d’enfants et adolescents bénéficient de l’aide de l’association chaque année ?

Très compliqué à dire, car chaque enfant ou adolescent rencontre des problématiques qui lui sont propres. Tout dépend donc de son état de santé et de la récurrence des soins dont il a besoin… Mais disons que cela peut aller d’une semaine à 3 mois.

En gros nous accompagnons entre 500 et 600 enfants malades au chevet par an, sans compter les suivis de scolarité qui montent jusqu’à 300.

Vous savez, nous essayons de limiter au maximum l’effet « double peine » que peut-être la maladie, l’isolement et la rupture dans les apprentissages.

Carole : Que mettez-vous concrètement en place pour les enfants ?

Nous recherchons constamment les outils les plus appropriés au caractère spécifique de l’enseignement à l’hôpital pédiatrique. Notre équipe se mobilise pour élaborer des projets et des partenariats permettant leur financement.

En clair, nous essayons d’apporter aux enfants plus jeunes des outils d’enseignements ludiques, interactifs, gratifiants et surtout adaptés à une utilisation en milieu hospitalier.

Léa : Comment fonctionne l’association ? Car il me semble que vous êtes une association à but non lucratif ?

Oui c’est exact. Pour commencer, l’association est née d’un constat : l’enseignement auprès d’élèves hospitalisés imposait des besoins et contraintes spécifiques auxquels ne pouvaient répondre nos institutions respectives. C’est pourquoi un corps enseignant s’est associé et de là en est née “Cartable & Sparadrap” ! Pour pouvoir assurer un enseignement allant du primaire au secondaire !

Il faut néanmoins préciser que l’Éducation Nationale finance les enseignants mais elle ne soutient pas financièrement la structure, même pour l’achat du matériel scolaire des enfants. Cartable et Sparadrap a vu le jour justement pour permettre à l’E.E.A.H de monter des opérations d’appel aux dons.

Léa : À propos de dons, vous arrive t-il d’organiser des événements spécifiques de récolte?

Oui bien sûr, dès que nous en avons l’occasion ! Mais la taille de notre structure et notre manque de visibilité ne s’accompagne pas toujours de résultats à la hauteur de nos besoins…

En 2015, nous avons mis en place une cagnotte sur Kiss Kiss Bank Bank. L’objectif était de récolter 1200€ pour acheter 80 clé USB contenant l’ensemble des programmes scolaires : de la primaire à la terminale ! Autant vous dire un outil indispensable à la continuité pédagogique). Mais celle-ci n’a malheureusement pas aboutie… Nous espérons que la prochaine rencontrera plus de succès.

Plus récemment, notre association a été mise à l’honneur lors d’une mise aux enchères. De nombreux artistes nous ont prêté des œuvres – peintures, photographies, sculptures et céramiques – afin de nous soutenir. Nous les remercions encore chaleureusement.

Carole : Et en ce moment, quels sont les besoins réguliers de l’association ?

Cela s’entend facilement mais les fournitures scolaires neuves constituent le premier de nos besoins. Certaines situations de santé sont telles qu’il n’est pas possible de partager son matériel à cause des risques sanitaires. La logistique serait par ailleurs impossible à gérer !

C’est pourquoi l’aide financière nous sert en priorité à acheter du matériel scolaire.

Nous avons déjà pu financer des tablettes tactiles, des ordinateurs portables ainsi que des supports pédagogiques interactifs.

La maladie frappe aveuglément, c’est pourquoi tous les donc sont précieux ! Ils nous aident à rendre le sourire, à donner de l’espoir à ces enfants courageux qui méritent de poursuivre leur vie scolaire le plus normalement possible.

Qu’il s’agisse d’entreprises ou de particuliers, tout le monde peut nous aider en récoltant des fonds, pour que l’école continue à l’hôpital.




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