Le Community Manager, le stratège en première ligne

Un nouveau métier (enfin, de moins en moins nouveau), issu de l’évolution du Web 2.0, comprendre du web interactif, permettant à l’internaute d’émettre et de partager ses avis. Le Community Manager (CM) est avant tout l’ambassadeur d’une marque, d’une société ou même d’un produit sur internet. Sa mission consiste à parler et à faire parler de son entreprise et de ses produits sur le web en intervenant à la fois sur la veille d’informations, la mise en place de contenus ainsi que la création et l’animation de communautés. Retrouvons l'interview d'une professionnelle dans le domaine.

Interview d’Angélique Fouix, Community Manager

Je suis diplômée de Sciences Po Toulouse avec une spécialité en communication. C’est dans le cadre d’une « année de mobilité » passée à l’étranger pour mes études que j’ai eu l’occasion de prendre conscience de mon affinité particulièrement forte avec le digital et les réseaux sociaux.

A cette période, on commençait à peine à parler du métier de Community Manager, et Facebook ne proposait que progressivement des fonctionnalités professionnelles (modification des publications, planification…). Une spécialisation dans la communication sur les réseaux sociaux semblait donc moins évidente qu’aujourd’hui.

Une fois diplômée, j’ai d’abord rejoint une startup à l’accélérateur de l’IOT Valley pour contribuer à un projet passionnant basé sur l’économie collaborative. Dans cet environnement en pleine émulation, j’avais été sollicitée pour effectuer des missions de community management en tant qu’indépendante. Suite à cette expérience en startup, j’ai donc saisi l’opportunité de travailler immédiatement sur des projets intéressants plutôt que de partir à la recherche du sacro-saint CDI !

Depuis plus de 2 ans, je travaille au service d’entreprises pour les conseiller et les accompagner dans la mise en place d’une stratégie de présence sur les réseaux sociaux. J’interviens donc pour définir des stratégies de contenus mais aussi pour produire ces contenus et animer les communautés selon les besoins de mes clients. Je forme également des professionnels à la gestion de leurs communautés et de leurs e-réputations.

Mon choix a été assez spontané et guidé par l’attrait des projets. Il y a effectivement une certaine liberté d’emploi du temps lorsqu’on est freelance, mais dans l’année, je profite d’autant d'après-midi de liberté que je perds de soirées sur mes dossiers !

Depuis le début de mon activité d’indépendante, l’intérêt des missions s’est toujours confirmé et les opportunités sont toujours présentes.

Quelles sont les qualités pour être freelance ?

Pour être freelance, il faut beaucoup d’autonomie et d’organisation ! Se lever le matin à heure fixe, s’obliger à séparer les périodes de travail des périodes de détente, se fixer des objectifs, savoir être seul, etc. peuvent sembler beaucoup plus difficile sans appartenir à une entreprise ! Lorsque j’ai commencé à travailler comme indépendante, j’avais réaménagé notre chambre d’amis pour avoir un espace dédié au quotidien au travail.

Je pense aussi qu’il faut être prêt à aller vers les autres pour parler de son activité et prendre le temps de s’intéresser aux autres. Ce travail du réseau est nécessaire pour trouver des missions et des partenaires mais aussi pour rencontrer des pairs avec qui échanger. Par exemple, j’organise régulièrement des déjeuners avec d’autres indépendants. Nous avons besoin d’échanger de façon informelle sur des problématiques professionnelles : gérer un client difficile, trouver un bon outil de productivité, se faire recommander un partenaire spécialisé…

Il est indispensable de ne pas rester seul et isolé pour rester productif et s’enrichir d’autres visions. J’ai à présent un bureau à temps plein dans un espace de coworking.

Enfin, il est nécessaire d’être motivé et avoir la capacité de rester positif ! Si le travail d’indépendant est vécu comme un second choix, il n’est pas viable sur le long terme.

Nous avons la chance à Toulouse de bénéficier d’espaces de coworking où retrouver cette ambiance de travail, et de lieux riches en événements comme La Cantine ou Ekito qui nous permettent de rencontrer d’autres professionnels.

Pourquoi avoir choisi le portage salarial et pourquoi 2i PORTAGE en particulier ?

L’autoentreprise est très bien pour se lancer, grâce aux faibles contraintes qu’elle impose. Mais elle est très limitée. Le portage m’a semblé une bonne opportunité pour me développer en bénéficiant d’un regard extérieur positif et me décharger de certaines contraintes administratives !

L’approche de 2i PORTAGE m’a plu car elle met en avant le portage comme un outil venant soutenir le travail du consultant. J’avais rencontré une autre société de portage qui correspondait moins à mes attentes et qui m’avait semblé moins à l’écoute que 2i PORTAGE.  

Que vous apporté le portage salarial ?

Je suis en portage depuis un mois, je suis donc en pleine découverte !  La partie la plus évidente est la gestion des devis et des factures. Ça peut sembler anecdotique mais dans des semaines chargées, c’est un vrai confort de s’alléger de la gestion comptable. J’ai également participé à un appel d’offre sur les conseils de 2i PORTAGE auquel je n’aurais pas eu accès seule.


 

Positionné en première ligne dans un espace où les marques et les clients se côtoient, conversent et parfois s’affrontent, le Community Manager ne doit toutefois oublier sa fonction première de communicant externe devant proposer des contenus pertinents pour susciter l’engagement des membres de sa communauté. Le poste demande une certaine diplomatie dans le choix des mots et une forte anticipation sur l'effet qu'il produiront. le Community Manager d’une communauté doit en effet être en mesure de s'adapter à son interlocuteur, de trouver la bonne forme pour faire passer le message de son employeur, le ton adéquat en fonction de la situation donnée. Bref, il faut un bon sens de la responsabilité et des enjeux, tout en faisant preuve de créativité.

Un bon Community Manager en 6 points

1-Il développe la notoriété de la marque (de l’entreprise, de l’institution, de l’association) sur le web en réalisant des actions webmarketing : référencement du site, netlinking, partenariats entre sites web, affiliation

2-Il assure la visibilité de son entreprise auprès des réseaux sociaux par la création de groupes, de hubs ou de contenus viraux sur des sites tels que Facebook, Myspace, Viadeo, Youtube… Il travaille à rendre la marque plus visible en favorisant l’engagement des membres de la communauté.

3-Il anime la communauté et renforce la cohésion en incitant les membres déjà existants un à devenir des relais d'information au sein de la communauté. Il lance des sujets permettant de susciter le débat entre les internautes. Il va diffuser du contenu informatif sur les sites afin de rendre sa société accessible

4-Il participe également au développement technique et fonctionnel de la plateforme Il signale les bugs des fonctionnalités du site et veille à la disponibilité de la plateforme.

5-Il analyse et établit le reporting : Il suit les indicateurs de satisfaction et d'insatisfaction des individus et de l'ensemble la communauté et transmets les statistiques de fréquentation aux décideurs.

6-Il effectue de la veille : il est à l’affut des nouveaux usages (techniques, sociaux, marketing) sur les sites et les plateformes déjà utilisées. Il réalise la veille concurrentielle sur la gestion de communauté des organisations concurrentes. Féru de technologies, il reste en alerte sur toutes les tendances du web pour détecter tous les nouveaux outils (ex. : Twitter, applis Iphone, FriendFeed…) qui peuvent favoriser une relation de proximité avec sa/ses communautés.

 

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